Chaumont-sur-Loire (41). 

27e édition du Festival International des Jardins

Theme de l'édition 2018: Jardins de la pensée

Projet: "Hortus Allegoricus"

projet sélectionné

A l'initiative, et en collaboration avec:

Marion Hawecker, plumassière

Antoine Eschlimann, menuisier / ébéniste

Lucie Garzon, paysagiste / architecte

 

 

 

Depuis 1992, le Festival International des Jardins est un laboratoire de l’innovation contemporaine dans le domaine de la création paysagère. À la fois mine d’idées et pépinière de talents, le festival redynamise l’art des  jardins et intéresse le public et la profession en présentant de nouveaux fleurissements d'idées, de nouveaux matériaux, des approches novatrices.   

Lors de chaque édition, vingt équipes sont sélectionnées. Chacune d’elle est en charge de la conception et de la réalisation d’une parcelle. “Jardins de la pensée“ sera le thème de cette édition 2018. Le projet "Hortus Allegoricus" retenue cette année ouvrira au public au mois de mai.

« ...Et lorsqu’il arriverait à la lumière, les yeux inondés de l’éclat du jour, serait-il capable de voir ne fût-ce qu’une seule des choses qu’à présent on lui dirait être vraies ? »

Platon, Le République, Livre VII

 

Voir, imaginer, se laisser séduire d’abord, puis arpenter, découvrir et comprendre. Voici ce que l’installation se propose de mettre en scène : une variation autour des thèmes exposés au travers de « l’Allégorie de la caverne » de Platon. La déambulation en séquences au sein du jardin clos ou « hortus conclusus » invite à la réflexion, à penser par soi même, le temps d’une promenade.

 

D’abord, faire croire à l’idée de nature avant de pénétrer dans le lieu, par une série de voilages suspendus dissimulant le jardin et qui laissent entrevoir une végétation fantasque animée par une composition de plumes colorées intrigantes et mouvantes, à la manière d’une peinture impressionniste. C’est l’Illusion du départ. 

Puis on avance, on longe ce voile et commence à deviner les ombres des graminées qui s’animent telles des ombres chinoises. Ensuite, à l’angle du parcours les rideaux s’inversent et on se retrouve au cœur du lieu clos.

Contrastant avec la présence végétale d’entrée entourant ce lieu et composée de feuillages denses et sombres, le jardin se dévoile en affirmant des teintes profondes et délicates, révélant un tableau changeant au gré de la promenade et de la saisonnalité. Les feuillages pourpres, bleu argenté et or des armoises, euphorbes ou eragrostis, laissent surgir une composition florale précieuse. Sauges, centaurées ou scabieuses noires offrent un dégradé subtil de violet, carmin et pourpre, propice à la contemplation et au repos.

Enfin, assis à l’abri des chaleurs estivales ou des intempéries, on comprend alors l’espace dans lequel on évolue : un cloître dont la première partie était inversée, un cloître asymétrique.

Au centre, les ombres se projettent sur les rideaux, s’allongent, s’effacent et évoluent. Le jardin amplifie ce mouvement et résonne par sa profondeur chromatique avec la blancheur de l’éclat du jour, qui se dévoile enfin. On a désormais accès à ce qui était caché au départ : le ciel et la connaissance du Réel, le « Monde intelligible » de Platon.

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FBG-COOPERATIVE-01-CHAUMONT-DES-01-MASSE
 

 

 

 

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MARION HAWECKER-01-CHAUMONT-07-Composition de plumes

 

 

 

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